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Quelle est l’importance des traitements médico-esthétiques non chirurgicaux pour le visage ?

Un document récemment publié par l’Association américaine de chirurgie plastique* nous donne une bonne idée de la réponse à cette question. Bien que les statistiques de ce rapport proviennent de cliniques médicales des États-Unis, les marchés médico-esthétiques canadien et américain se ressemblent suffisamment pour nous permettre d’extrapoler les tendances actuelles au Canada, à partir de ce rapport.

En premier lieu, nous constatons qu’en 2015, un total de 15.9 millions de procédures cosmétiques ont été rapportées aux États-Unis. Ce qui est le plus impressionnant cependant est que 14.2 millions, ou 89% de ces toutes ces procédures cosmétiques étaient de nature non chirurgicale. Ceci démontre clairement la demande et le besoin pour de tels traitements.

Les cinq procédures médico-esthétiques non chirurgicales les plus en demande étaient les injections de Botox, les injections d’agent de comblement, les peelings chimiques, l’épilation au laser et la microdermabrasion. De ces cinq procédures, les traitements au Botox représentaient 47% ou presque 50% de celles-ci.

Deuxièmement, lorsque l’on compare spécifiquement combien de procédures de Botox et d’agent de comblement ont été faites entre 2000 et 2015, on note une augmentation de 759% pour les traitements de Botox cosmétique et une augmentation de 274% pour le nombre de traitements faits avec les Agents de comblement durant la même période. Oui, vous avez bien lu :  759% and 274% !

La tendance opposée s’est cependant produite pour les chirurgies plastiques du visage telles les chirurgies pour les paupières, le nez, le menton et le lifting du front et sourcil.  En fait, durant cette même période, les chirurgies plastiques du visage ont connu une baisse de 35 à 67% selon la procédure.

L’année 2000 est une année clef pour comparaison, car il s’agit de l’année précédant l’approbation du Botox pour ces applications cosmétiques par la FDA et Santé Canada. Selon ce rapport, il est clair que depuis 2000, nous avons non seulement constatée une croissance exponentielle dans le nombre de traitements Botox cosmétiques, mais également une croissance positive pour toutes les procédures médico-esthétiques non chirurgicales pour cette même période. Il semblerait que l’introduction du Botox sur le marché cosmétique ait été la force motrice derrière le virage observé dans les 15 dernières années où plusieurs ont choisi de ne pas opter pour la chirurgie en faveur d’une des procédures médico-esthétiques non chirurgicales.

Ceci ne veut pas dire que la spécialité de la chirurgie plastique est en danger d’extinction. En fait, le nombre de chirurgies plastiques pour le corps (implants mammaires, lifting des bras, lifting fessiers, etc.) observent aussi une croissance remarquable depuis 2000.  Mais, lorsqu’on parle de visage, moins d’individus se tournent vers la chirurgie plastique comme solution.

Que ce soit dû à:
  • l’accessibilité,
  • la facilité des procédures,
  • la peur de la chirurgie et/ou de l’anesthésie,
  • la peur de ne pas avoir encore l’air d’elles-mêmes suite à une chirurgie,
  • le fait de ne pas vouloir de cicatrices,
  • le budget,
  • le temps d’arrêt requis,
  • ou simplement parce que la médecine cosmétique non chirurgicale offre des solutions efficaces de prévention et de traitement pour remédier aux processus de vieillissement, la réalité est qu’il y a définitivement un changement dans les tendances de la médecine esthétique du visage : de plus en plus de patients se tournent vers les options non chirurgicales.
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